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vendredi 5 octobre 2007

Dernier jour a Benares

Ce matin nous partons pour une longue marche jusqu'au temple de Durga et au temple des singes. Malheureusement les photos y sont interdites.

Le temple de Durga est un petit temple ocre rouge, on se dechausse a l'entree avant de penetrer dans l'enceinte. De nombreux hindous viennent ici et l'atmosphere y est tres calme, mis a part le son des cloches qui retentissent chaque fois qu'un nouveau fidele entre dans le sanctuaire. Des offrandes (colliers de fleurs, lotus, noix de coco, bougies, bonbons...) sont donnees a la deesse de la destruction. Nous observons avec beaucoup d'attention le defile des fideles, certains prient debout, a genoux, ou meme couches, les mains sont jointes puis apposees sur les oreilles, les gestes sont differents d'une personne a l'autre, c'est tres intrigant.

Le temple des singes. A quelques centaines de metres du temple de Durga, se dresse le temple des singes, au milieu d'un petit parc verdoyant. Des dizaines de primates vivent ici. Nous restons une bonne heure a observer ces petits hommes jouer, s'epouiller, se battre, dormir ou se gratter.




Notre restaurant favori. De retour a la vieille ville nous allons deguster un thali bengali dans notre petit bouiboui favori. Voila maintenant trois jours que nous ne mangeons qu'ici. C'est un tout petit resto, tres sombre, ou 4 tables sont dressees, on y mange pour 30 Rs, tres souvent a la bougie a cause des coupures de courrant, mais qu'est-ce-que c'est bon, et les patrons sont tellement attachants !!! Hier soir nous avons meme manger en ecoutant du Gainsbourg...
Lorsque nous terminons notre repas, une demi douzaine de gamins se pointe cartable et stylo a la main. En effet, nos amis dispensent egalement des cours gratuitement pour les enfants des rues.


En route pour le Nepal. Nous quittons ce soir cette ville et ce pays eprouvant. Nous partons avec beaucoup de questions en tete et peu de reponses.
Nous sommes arrives en Indes depuis maintenant 1 mois et nous nous interrongeons encore sur ce qui fascine autant les occidentaux dans ce pays car, pour reprendre nos premieres reflexions sur le sujet, la premiere chose qui frappe lorsqu'on arrive ici, c'est la salete, la boue, la merde, les ordures, et surtout des gens qui vivent et qui dorment dedans, c'est des odeurs (on passe en une fraction de seconde d'une odeur d'encens a une odeur de merde ou de pisse insoutenable), c'est aussi ces mendiants, des milliers et des milliers de mendiants, defigures, handicapes, lepreux, jeunes, vieux, travestis... Et malgre tout ca, une fascination mystique dont nous n'avons toujours pas la clef.
Ce n'est pas encore la saison, et pourtant les touristes sont partout et avec eux, toute la perversite et les rapports fausses qu'ils engendrent. Le "harcellement" quotidien des conducteurs de rickshaw, des vendeurs de souvenir, des brahmans et mendiants... nous font parfois ressentir que nous ne sommes pour eux que des porte-feuilles ambulants, et c'est tres dure a supporter.
Bon, il est vrai que nous avons traverse le pays rapidement car nous n'avions qu'un mois pour rejoindre Katmandu, et nous avons bien l'intention de revenir ici apres le Nepal et essayer de nous poser plusieurs semaines dans un petit village non touristique et que peut etre on arretera de survoler tout ca pour aller plus au fond des choses et de la culture indienne.






jeudi 4 octobre 2007

Varanasi, le Gange

C'est dingue la faculte qu'ont les voyages de changer nos habitudes, sans que cela ne nous pose aucun probleme ; nous nous levons donc ce matin, une nouvelle fois, aux aurores pour admirer le lever du soleil sur le Gange. Nous traversons la vieille ville qui se reveille doucement, le the est chaud, les beignets fretillent dans l'huile, deja les premieres cloches se font entendre.

Nous arrivons sur le ghat pricipal et retrouvons Oliver et Sandra, deux francais rencontres a l'hotel, nous partageons une barque et sillonnons le Gange une heure durant.


Le jour se leve sur les facades colorees qui bordent le fleuve, le panel de couleurs est immense : des bleus turquoise, aux verts emeraude, des ocres jaunes et rouges en passant par les facades calcinees des ghats de cremation, le spectacle est magique...



Mais un tout autre spectacle demarre devant nos yeux d'occidentaux ebahis : des centaines d'hindous descendent sur les ghats pour pratiquer le bain rituel de purification. Les gestes sont precis. Prieres les yeux fermes et les mains jointes, tete plusieurs fois immergee, certains hommes manipulent de petits recipients en cuivre avec grande minutie.



Benares est vraiment une ville hors du commun, l'atmosphere qui se degage des ghats ce matin donne parfois le vertige et l'impression d'etre dans un tout autre monde. Nous observons en silence ces gestes millenaires sans toujours comprendre leur signification.




Une chose nous intrigue tout de meme, et la c'est encore notre regard d'occidentaux qui prend le dessus. Comment ce fait-il que ce fleuve soit a la fois le plus sacre du pays et le plus degueulasse. Ces gens se baignent au milieu des poubelles, des egouts, des cadavres d'animaux (et parfois d'etres humains). Une mousse verdatre recouvre completement le fleuve par endroit. "A la sortie de Varanasi, le Gange est tellement pollue que l'eau, depourvue d'oxygene, est contaminee. Des echantillons preleves revelent que l'eau contient 1,5 millions de bacteries coliformes au 100ml, alors que la norme admise est inferieur a 500!" (Lonely Planet)

beheeeeeee...

Ce fleuve est une enigme pour nous. Nous terminons notre periple puis retournons nous couches, tant de choses ce sont passees ce matin...

cui cui

mercredi 3 octobre 2007

Benares, les ghats

Ce matin nous attaquons par une longue promenade sur les ghats bordant le Gange.

Le Dasaswameth est le ghat le plus important, des centaines d'hindous viennent ici chaque jour pour le bain rituel et les pujas (prieres accompagnees de petites offrandes : fruits, fleurs, bougie... que l'on depose sur des petits bateaux en feuilles de bananier et que l'on offre au Gange).
Il regne sur les ghats une atmosphere de serenite, si l'on arrive a oublier les sollicitations constantes des masseurs, vendeurs en tous genres et conducteurs de barques...

Un ptit massage Jojo?

Varanasi compte pas loin de 100 ghats, et nous mettons pas loin de 2 heures pour les parcourir tous, avant de revenir par de petites ruelles.

Le bois pour les cremations


Visite officieuse d'un palais de Maharajah laisse a l'abandon

Le reste de la journee ne sera que shopping et detente...

mardi 2 octobre 2007

Varanasi (Benares)

9h45, nous arrivons en gare de Benares (Sitot le train arrete, je me demande comment une vache peut-elle arriver jusque sur le quai d'une gare)
Nous prenons un auto-rickshaw jusqu'au gath principal (un gath est une sorte de grand escalier qui descend jusqu'au bord du Gange) et de la, nous marchons, et nous nous perdons pendant une bonne heure dans les nombreuses ruelles de la vieille ville avant de trouver enfin la "yogi lodge".


Benares n'a rien a voir avec les autres villes que nous avons parcourrues en Inde ; le dedale de petites ruelles qui constitue la vieille ville, font de celle-ci un lieu plein de promiscuite ou tout le monde vit les uns sur les autres. De plus, la presence du Gange (fleuve le plus sacre du pays) donne a Benares un cote mystique.

Apres un bon Thali, une bonne sieste.




19h00, nous nous perdons de nouveau dans ce labyrinthe et nous tombons sur le "burning gaht", le Manirkanika gath, ou gath des cremations.
Le decor est surprenant, nous sommes sur les bords du Gange, une vingtaine de foyers sont allumes, et on apporte des corps recouverts de soiries colorees sur des brancards de bambou, on les immerge dans le fleuve sacre pour les deposer ensuite sur le feu ou ils vont bruler ainsi pendant 3heures. L'ambiance est surprennante, la encore, aucune larme, aucun cri ne viennent perturber la ceremonie qui va se prolonger jusque tard dans la nuit. Un brahman nous explique qu'on brule ici jusqu'a 70 personnes par jour. Nous assistons silencieux a ce moment hors du commun pour nous, mais quotidien pour eux, puis nous rejoignons notre petite chambre.

lundi 1 octobre 2007

Dernier jour a Calcuta

Check out a 10 heures, petit dej' au marche, ballade parmi les etales parfumees, achat d'epices, de the, puis nous prenons le metro (le calme ambient et l'absences des mauvaises odeurs qui y regnent nous surprennent et meritent d'etre signales) pour aller nous perdre dans un autre quartier de la ville.
Nous marchons 3 bonnes heures au milieu des pots d'echapement et des klaxons, puis nous nous rendons a notre rendez-vous chez Canon.
Il est 16h00, nous sortons tout juste du magazin, le temps de prendre quelques cliches de la rue de notre hotel avec notre appareil fraichement recupere, tout netoye, pour zero roupies (pour une fois qu'un indien ne nous demande pas d'argent...).



Nous decollons ce soir a 20h00, pour Varanasi (anciennement Benares)...

Sur le quai de la gare de Calcuta

dimanche 30 septembre 2007

Calcuta spectacle

Réveilles a 7 heures, nous préparons avec minutie et dans un silence quasi religieux nos sacs de spectacle : dans le gros sac trois massues, l'accordéon et les nez rouges (dans la petite poche de devant) ; dans le petit sac, une bouteille d'eau a moitie pleine (preuve de notre optimisme), une vieille carte routière de la Turquie et les trois autres massues. Nous revêtons nos pantalons et débardeurs noirs, chapeaux visses sur la tête, et nous reprenons le long chemin jusqu'à l'orphelinat.
Dernier briefing avant l'entrée des clowns, et c'est parti pour 20 minutes (et oui notre spectacle s'allonge) devant une quarantaine de petits bouts de choux et une dizaine de frangines. Des rires, mais aussi des larmes, 3 petits ont paniques a la vue de nos deux trognes.
Spetacle termine, nous remballons, et rejoignons nos quartiers pour un repas et un repos bien merites.
16h15, nous partons a la decouverte de la ville...
Nous prennons le metro jusqu'au Kali temple, le temple de la deesse Kali, femme de Shiva. Sitot un pied pose dans le temple un brahman nous saute dessus pour nous faire faire le parcours touristique : achats de fleurs (10 Rs), visite eclaire a l'interieur du temple juste le temps de jeter une fleur a la deesse (grosse tete sculptee dans une pierre noire, avec trois grands yeux oranges et une grande langue en or ... de tres bon gout), priere eclaire aupres de l'arbre de la fertilite (nous avons trouve la, l'explication de l'arbre a cailloux rencontre a Bubhaneshvar : les femmes qui souhaitent avoir un enfant viennent ici pour faire une priere et accroche un caillou a une branche de l'arbre sacre ; plus tard, lorsque l'enfant est ne, elles reviennent pres de l'arbre pour le remercier en deposant le bebe a son pied), on nous appose le troisieme oeil et on nous met un joli petit bracelet (et tiens, encore 10Rs), puis on nous remercie...
Un peu frustres par la visite, mais neanmoins ravis d'avoir pu penetre dans un temple sacre en grande activite. En effet, de nombreux hindous viennent ici chaque jour pour prier la deesse de la destruction et lui faire des offrandes. Tous les matins, entre 6 heures et 10 heures, une quinzaine de chevres sont sacrifiees ici pour epancher la soif de sang de Kali, apres 10 heures les vegetariens viennent sacrifier des noix de coco.

La nuit tombe a 18h00, nous retournons a l'hotel et terminons la journee par un bon roll et une bonne biere (45 Rs les 65 cl)

samedi 29 septembre 2007

Kolkata (anciennement Calcuta)

Arrivee a Calcuta a 8h15, nous prenons le ferry et atteignons "Sudder Street" ou nous prenons une chambre a la "Modern Lodge" pour 150 roupies (3 euros).
Sitôt déchargés de nos sacs a dos nous prenons la route du magasin, pour notre appareil photo... Problème, nous n'avons pas de facture pour l'appareil acheté trois semaines auparavant a Bombay... Le vendeur nous dit qu'il va faire ce qu'il peut, on lui laisse l'appareil et on prend rendez-vous pour lundi matin.
Il est maintenant 15h30 (midi chez vous), Jojo fait sa petite sieste "presque" quotidienne, et j'attends qu'il me rejoigne pour aller rendre visite aux enfants de l'orphelinat de Mère Theresa et prendre un rendez-vous pour nos clowns demain.

La "Mother's House" (ou est enterrée Mère Theresa) étant bien plus loin que l'on ne l'imaginait, nous marchons une bonne heure avant de nous retrouver en face d'une soeur qui nous dirige vers l'orphelinat. Il est 18 heures, toutes les soeurs prient, la nuit vient de tomber et nous passons une heure a errer dans les rues.
Calcuta est la capitale du Bengal occidental, c'est une de ces grandes villes polluées et bruyantes comme on les aime tant. La misère vit sur les trottoirs, des familles entières sont entassées sur le bitume, on se lave aux bouches a incendie et on dort sur un coin de tissu ou de carton.
Ici, les rickshaws a moteur ont cédé la place aux rickshaws wallah, sortes de petites calèches en bois, tirées par des hommes, souvent âgés et pieds nus, tentant, au son de leur grelot, de se frayer un passage au milieu des bus, taxis, motos, vélos et véhicules en tous genres...
Les bengali sont très souriants, mais, a de rares exceptions près, nos rapports avec la population locale restent très superficiels. Nous n'avons pas retrouve dans ce pays l'acceuil chaleureux et l'hospitalité découverts et tant apprécies en Turquie ou en Iran.
A 19 heures, nous retournons a l'orphelinat ou une soeur potelée et souriante nous acceuille les bras ouverts. Le rendez-vous est fixe a 9h00 demain matin.
Retour a Sudder Street et son quartier anime. On y croise pas mal de touristes. On s'achete une bonne biere pour se la deguster sur le toit de l'hotel, puis on s'effondre de fatigue. Il est 23h00.

jeudi 27 septembre 2007

Puri...c'est fini


Ce matin nous nous levons a l'aube pour assister au lever du soleil et a la mise a l'eau des barques de pecheurs.

Pour le lever du soleil c'est rate (trop de nuages), mais pour le depart des pirogues, alors la, on a notre compte. C'est plusieurs centaines de pirogues qui vont prendre la mer sous nos yeux ebahis.

D'abord, les petites pirogues, avec 3 pecheurs a bord, puis les plus grosses qui peuvent contenir jusqu'a 6 hommes.
Les bateaux sont portes par une vingtaine de bras jusqu'a la rive, ensuite on fixe le moteur (pour celles qui en ont un) puis on attend la bonne vague pour pousser dans un ultime effort l'embarquation qui defit les flots jusqu'au large.



Ce manege dure plusieurs heures, et la mer au loin semble peuplee de milliers d'embarquations, puis petit a petit, la plage retrouve son calme, comme si rien ne s'etait passe...


Apres cette longue matinee, une bonne apres-midi glandouille, decidement on pratique beaucoup la glandouille dans cette ville, tchai, tavla, biere, karom, jeu de de, thali, cigarettes, tchai, sieste, backgamon...

Jusqu'a la tuile de l'apres-midi : notre appareil photo nous a lache, l'objectif ne veut plus rentrer dans son trou... on bidouille, on passe dans plusieurs magasins... puis on s'dit qu'on verra ca a Calcuta...

On retrouve Raph et Aurelie, deux francais, rencontres a Hampi, qui font le tour du monde et qui avaient pris les photos du spectacle dans l'orphelinat, nous prennons le meme train ce soir pour Calcuta. Encore une nuit sur les rails.