dimanche 2 septembre 2007

Ispahan : la plus belle ville du monde...

Arrives au terminal de bus, nous faisons la connaissance de 2 Coreennes : Lee (34 ans, infirmiere) et Young Suk (30 ans, prof d anglais), elles voyageaient seules depuis plusieurs mois et se sont rencontrees au Pakistan. Arrives a l'Hotel, nous decidons de partager la meme chambre.
Lorsqu'a de nombreuses reprises nous avons lu qu'Ispahan etait consideree comme la plus belle ville du monde, cela nous faisait plutot rigoler... Mais, il faut le voir pour le croire... Lorsque vous marchez a la nuit tombee sur la place de l'Imam, entoure par le somptueux Palais d Ali Qapu, la Mosquee toute emaillee de bleu de Sheikh Lotfollah et la plus grande mosquee du pays, la mosquee de l Imam, et bien la vous etes vraiment certain d etre dans la plus belle ville du monde. Ajoutez a cela le bazar et ces artistes, les nombreux palais, les parcs, les ponts vieux de plus de 500 ans... et vous croyez rever...




Tous les soirs de nombreuses familles viennent pic-niquer sur la place, et tous les soirs, nous sommes invites a partager un repas, un the, un moment... Ainsi ce soir nous avons fait la connaissance d une famille adorable, encore une de ces familles qui crache sur ce gouvernement. Le pere, chanteur classique, n a pas le droit de chanter car il n exerce pas un art religieux, l oncle, historien et ecrivain, a fait deux ans de prison (dont son oeil droit garde encore les traces) pour avoir publie un livre sur les relations entre le gouvernemnt iranien et le peuple kurde, la mere ne supporte pas d etre obligee de porter le voile, et la fille reve de s installer au Danemark pour rejoindre son frere. Depuis que nous sommes en Iran, nous entendons regulierement des histoires de ce genre...

samedi 1 septembre 2007

A la decouverte de la mythique et majestueuse PERSEPOLIS

Ce matin nous nous levons de bonne heure pour partir a la decouverte de la cite de Darius (Veme siecle avant JC). Nous deambulons pendant plusieurs heures dans les ruines de la mysterieuse Persepolis au milieu des colonnes mesurant parfois 20 metres de haut, franchissant de majestueuses et immenses portes, navigant parmis des griffons, des chevaux, des taureaux ou des lions de plusieurs metres d envergure... Cette cite nous fascine, elle etait le symbole de la Grande Perse unifiant tous les peuples conquis. Un grand escalier sculpte de bas reliefs represente les 23 nations soumises (des egyptiens, aux babyloniens en passant par les Armeniens). Les temples de Darius 1er, Xerxes 1er et Artaxerxes 1er, sont a l image de toute la puissance de cette civisation.



De retour a Shiraz nous prenons un nouveau bus de nuit pour la ville d Esfahan (Ispahan)

vendredi 31 août 2007

Shiraz

Nous arrivons a Shiraz (une des nombreuses ancienne capitale de la Perse) a 7 h00 du matin et trouvons rapidement un petit hotel a 12 euro la chambre.
Apres une bonne sieste nous partons a la decouverte de cette petite ville, un magnifique chateau du XVIIIeme siecle, un vieu bazar de la meme epoque, une medersa dont l immense porte emaillee et coloree vous donne le tourni, le tombeau d un des plus fameux poete persan Hafiz (ou Hafez), la mosquee Vakil... Une tres belle journee...

jeudi 30 août 2007

Teheran

Arrives a Teheran , ambassade d Inde visa et bus de nuit direction Shiraz.

mercredi 29 août 2007

un resume en image (mais sans accents)

Voici un petit resume en image de la semaine que nous avons passe a Gomushdepe, petit village a 35 Km de la frontiere du Turmenistan. Ici la population est essentiellement turkmene, la vie semble tout de suite beaucoup plus coloree qu'a Teheran...Des notre arrivee nous faisons la connaissance d'Yisa, un jeune de 24 ans qui reve d'Europe et de la chutte du gouvernement iranien oppresseur. Apres un long moment a discuter sur les bords de la mer Caspienne, notre ami nous invite a dormir chez lui, dans sa famille...


Sa grand mere





Nous faisons rapidement la connaissance de ses amis Nabi, un professeur de sport qui fait aussi taxi pour arrondir les fins de mois, et Eishan (Ayhan) un jeune dessinateur.

Nabi et sa fille


Eishan

Illustration de Eishan racontant une legende Turkmene

Durant toute la semaine nous sommes invites dans plusieurs familles, nous avons alors le plaisir de gouter aux specialites locales : l'esturgeon, le ragout de mouton aux lentilles, les buruks (beignets de poisson et pommes de terre), la soupe aux pois chiches et au mouton, la creme fraiche de lait chameau...

Chez Ayler, la cousine de Yisa


Petit dej' chez la soeur d' Yisa

Repas chez les voisinsChez Naby



Gomushdepe est une petite ville, qui, tout comme le reste de la region, porte encore les traces de l'ancienne URSS, de nombreuses maisons datent de cette epoque. Ici, les gens sont souriants, notre presence les amuse beaucoup, les enfants promenes les troupeaux de moutons dans les rues, les hommes font la sieste dans les rues a cote de leurs montagnes de pasteques, les jeunes , parfois a 4 sur les motos roulent cote a cote et discutent tout en conduisant, de grosses vaches noires et blanches broutent sur le bord de la route, de vieilles barques de pecheurs semblent avoir ete oubliees le long des rues, des groupes de femmes drapees de voiles colores marchent lentement...




Nous quittons cette ville et cette famille mercredi soir, des souvenirs plein la tete, des cadeaux plein les sacs, direction Teheran.

dimanche 26 août 2007

Des nouvelles d'Iran

Nous sommes arrives mardi en Iran, passage de la frontiere sans probleme, nous avons pris le bus jusqu a Teheran ou nous sommes arrives le mercredi matin, mais a notre grand desespoir on nous a vole nos deux appareils photos. De plus a Teheran, impossible d acceder a notre blog et de laisser de nouveaux messages. Mais rassurez vous tout va bien... J ai troque mon chapeau contre le voile obligatoire et notre aventure continue (sans les images pour le moment).
Nous avons ete heberge par un gars a Teheran et en allant le lendemain a l ambassade d Inde pour obtenir nos visas, nouvelle mauvaise nouvelle, impossible d avoir un visa si nous entrons dans le pays par voie terrestre. Et la deux solutions s offraient a nous : tenter notre chance au Pakistan (mais nous n avons qu un visa de 7 jours la-bas) ou prendre l avion. Nous avons choisi la deuxieme solution au vu de la situation actuelle au pakistan (ceci doit en rassurer plus d un ).
Etant donne qu en Iran la carte visa ne marche pas et que nous avons depenser 450 dollars pour les billets, notre budget se reduit comme peau de chagrin... mais comme notre bonne etoile est toujours avec nous nous avons rencontre il y a maintenant 3 jour Yisa, un jeune turkmen avec qui nous avons beaucoup sympathise et nous logeons dans sa famille depuis 3 jours et jusqu a mercredi.
Nous sommes au bord de la mer Caspienne, a 35 km de la frontiere du Turkmenistan, ici rien a voir avec Teheran, les femmes ont troque leur longs chador noir pour des belles robes colorees et de magnifiques chales fleuris, les turkmenes, tous comme les kurdes que nous avons rencontre en Turquie, sont un peuple qui a beaucoup souffert et qui souffre encore beaucoup de l oppression du gouvernement iranien, ces gens sont admirables et nous ont acceuillis avec beaucoup d amour.
Il est tres difficil pour nous d avoir acces a internet, mais des que nous aurons plus de temps nous tenterons de vous expliquer plus en details ce que nous vivons ici. Aujourd hui nous avons loue un appareil photo pour la journee et nous essayerons d envoyer quelques cliches le plus vite possible.
On vous embrasse tous tres tres fort a bientot

dimanche 19 août 2007

Un p'tit coin d'paradis

Nous devions prendre la route aujourd'hui pour l'Iran, mais nous sommes tellement bien ici que nous décidons de décaller notre départ de 2 jours. Nos hôtes nous ont annoncé hier soir qu'ils nous offraient une nuit... Comment refuser ?
Ce matin nous sommes allés en ville avec Bertel pour acheter ma petite panoplie d'iranienne modèle et faire des courses pour le camping.Bertel est vraiment un homme fantastique, il est très apprécié ici.

Le boucher nous offre le thé.

Aujourd'hui c'est dimanche, et comme chaque dimanche beaucoup de kurdes viennent au camping pour le pique-nique famillial. Nous avons donc décidé de jouer notre spectacle.
Un vrai succès, sitôt notre numéro terminé, une famille nous invite à sa table pour le çai. Un homme sort un magnifique instrument de musique, les femmes et les enfants chantent, à mon tour je pousse la chansonnette... Quel bonheur...




La journée touchant à sa fin, nous sommes invité à manger par Bertel et Madgid. S'en suit une veillée musicale ennivrante où les chants kurdes et turcs nous transportent.

Bertel essaie la bağlama

La femme de Madgid passe la soirée avec nous, elle porte dans ses yeux toute la tristesse et le mystère du peuple kurde.