mercredi 26 septembre 2007

Puri

Fait etonnant, pour une fois je me reveille avant Coco. Il est 5h du mat, juste le temps d'enfiler mon pantalon et je file voir le lever du soleil sur la plage. La, sont entreposees des centaines de barques, des pecheurs preparent leurs embarquations, tandis que d'autres "scrutent" sans relache l'ocean.


Comme toujours, de nombreuses personnes viennent me proposer d'acheter tout et n"importe quoi, des diamants, des coquillages, des perles, de la cocaine... Finalement je termine dans la case d'un pecheur a regarder de "magnifiques" bijoux en noix de coco et boire un tchai. Je prends rendez-vous pour venir manger un gros plat de poisson a midi.

Puri sous la pluie

Ce matin je me reveille le nez pris, la gorge qui pique, la nuit n'a pas ete bonne et je crois que l'angine me guete.
Nous allons prendre le petit dej au "mickey mouse", le patron est content de nous revoir.

Dehors, il pleut a grosses gouttes, une de ces journee ou on voudrait etre chez soi devant un bon film en buvant des tisanes. La pluie est de plus en plus forte, Jojo part chercher notre jeu de tavla (backgammong) je crois que nous allons rester un bon moment dans le restau.

Une accalmie, nous en profitons pour aller surfer sur le web.

Puis retour au restau pour un bon repas.

mardi 25 septembre 2007

Bubhanashevar

Visite des grottes d'Udayagiri et Kandagiri. 200 roupies, c'est cher paye pour ce qu'il y a voir.

Sur le chemin nous croisons un arbre hors du commun, et pour cause, des centaines de petits cailloux attaches par n'importe quel moyen le recouvrent presque entierement (nos voisins seraient-ils passes par la avant nous?)

Heureusement que les singes sont la pour egayer la journee.

Seance photo

Retour a l'hotel, check out (ca en terme de voyageur, ca veut dire on fait son sac, on paye et on se casse), puis bus direction Puri.


Puri, une des 4 villes sacrees de l'Inde, il est 20h00, nous marchons jusqu'a l'hotel "Love and life" (ca ne s'invente pas) en nous debarrassant tant bien que mal des hordes de rickshaws qui ont guete notre arrivee. Nous dinons au "Mickey Mouse Restaurant" (ca non plus ca se s'invente pas), dehors des petards se font entendre, on fete ici le dernier jour du Ganesh festival (decidement Ganesh nous aura poursuivi tout le long de notre voyage, ca tombe bien, c'est le dieu de la chance).

lundi 24 septembre 2007

18 heures de train

A 2h30, le controleur nous reveille, une couchette est libre. Nous traversons a pas de loup le train endormi, et nous effondrons enfin.. pour un long trajet de 18 heures...

8h30, reveilles par les cris des vendeurs de tchai, coffee ou autres samossas. Nous mangeons en silence notre banane et nos gateaux puis nous attaquons une longue partie de tavla suivie d'un 5000 (jeu de de), pour tuer le temps.

Jojo se rendort sans probleme... j'ecris, je dessine, je termine mon deuxieme roman de Nicolas Bouvier que notre ami Vincent nous avait offert en Turquie...

14h30 Cela fait maintenant plus de 15 heures que je suis perchee sur ma couchette, a observer avec grand interet le petit monde qui s'agite a mes pieds. Le vieillard, sur la couchette face a la mienne, n'a pas ouvert l'oeil du voyage, un jeune unijambiste agite son bocal en se trainant parmi les voyageurs, un vendeur ambulant porte un immense plats de gateaux qui passent juste devant mon nez... Tiens ! Le ptit vieux s'est reveille ! il m'offre un tchai !

Jojo se reveille a son tour...

20h30, Bubhanesvar. Pour rejoindre notre hotel, nous traversons un de ces bidonvilles, que nous avons malheureusement trop pris l'habitude de voir. Les gens sont tres souriants et il regne dans ce lieu comme une ambiance de village. Les enfants, pieds nus, jouent dans les poubelles. Un enorme boeuf impassible, trone au mileu du chemin.

Padma hotel, la chambre prend l'eau et sent la vieille humidite, l'acceuil n'y est pas ce que l'on pourrait appelle chaleureux, mais apres un bon ptit gueuleton dans un restaurant veg, nous sommes ravis de retrouver notre grotte pour y passer une douce nuit.

dimanche 23 septembre 2007

sur la route de Bubhanehvar

Nous quittons aujourd'hui ce village sourriant pour monter plus au nord.

La mort
Sur les larges marches entourant le bassin, un corps sans vie repose, c'est un noye. Nous observons la scene depuis la fenetre du bus. Le corps n'est pas recouvert, il git a la vue de tous ; aucune larme, aucun cri ; ce cadavre violace ne semble pas choquer les badauds qui l'entourent.
Un jour quelqu'un m'a dit : "De toute facon, ici, si tu ne crois pas a la reincarnation, tu ne tiens pas le coup...". Cette petite phrase, que j'avais garde dans un coin de ma poche, prend aujourd'hui tout son sens. Cet homme n'est pas mort, il a simplement quitte son corps, il n'y a aucune tristesse la-dedans, il va se reincarner dans une caste superieur s'il a bien suivi son karma.
Ici la mort n'est pas tabou, bien au contraire, elle est meme un des moteurs de la vie.

Le train
23h30, notre train est a quai. Nous avons reussi a obtenir une couchette pour deux (alors que nous etions 74 et 75emes sur la liste d'attente). A l'entree des wagons 3eme classe, pour lesquels aucune reservation n'est necessaire, une file d'attente d'une centaine de personnes. A l'entree du wagon, ca se bouscule, ca double, les policiers charges de faire respecter le calme, n'hesitent pas a donner des coups de batons. Nous remontons cette file d'attente qui ne cesse de s'allonger, a l'interieur des wagons (qui tiennent plus du wagon a bestiaux que du transport public) les gens s'entassent sur des bancs en bois.

samedi 22 septembre 2007

Mamallapuram - visites- spectacle

Decue, d'avoir rate le lever du soleil d'un quart d'heure, je me promene sur la plage qui borde l'ocean indien. Jojo ne tarde pas a me rejoindre, et nous observons en silence les nombreux pecheurs, assis sur leurs talons scrutant la mer.

Apres une plus fine observation, nous nous rendons compte que ces hommes sont occupes a une toute autre affaire, et pour cause : ils sont en train de faire caca ; la, tous alignes, les uns a cote des autres... Nous quittons, dans un fou rire, ces toilettes publiques, a la recherche d'un bon petit dejeuner...

(un pecheur scrutant l'ocean)

Notre matinee se poursuit par la visite des nombreux temples hindous que compte Mamallapuram.
Le shore temple,datant du VIIeme siecle et faisant face a l'ocean est classe au patrimoine mondial de l'humanite.

Les five Ratha, nom donne aux cinq temples en formes de chars, sculptes dans d'enormes monolythes de granit.

De nombreux mandapam sculptes (pavillons a pillier que l'on trouve devant les temples) bordent le chemin du retour.

Nous rencontrons, un jeune sculpteur de 17 ans qui nous fait visiter l'atelier de son professeur.


Cet apres-midi nous avons rendez-vous a 17h30, a l'orphelinat du village pour chausser nos nez rouges et faire chauffer l'accordeon et faire fumer les massues.

Les images parlent d'elles-memes.










vendredi 21 septembre 2007

De Pondicherry a Mamallapuram

Un reveil matinal pour Jojo qui part vadrouiller en ville et nous ramene de beaux cliches de l'eglise du sacre coeur (sacre Jojo).



Apres notre petit dej' a la francaise, nous partons explorer le marche de Pondy :


Les femmes des pecheurs vendent les beaux poissons du matin, ca sent bon la maree, les mouches sont aux anges.
Plus loin, c'est le coin des fruits et legumes. Sur les petits chemins qui serpentent le marche, les porteurs nous bousculent gentillement, ils ont parfois jusqu'a 40kg sur la tete. Nous decouvrons encore de nouveaux legumes : de grosses racines noires, des especes de concombres recouverts de piquants, et d'autres mesurant plus d'un metre de long.


\


Nous passons furtivement dans le hangare des bouchers (ames sensibles et vegetariens s'abstenir)

Nous continuons jusqu'au petit marche aux fleurs. Deambuler au mileu de ces enormes bacs colores est un vrai bonheur pour les sens.

Parking des velos devant un des lycees de la ville
Retour a la guest house, les sacs sont faits, il est 12h10, nous quittons l'hotel direction la gare routiere, pour prendre un bus pour Mamallapuram, petite station balneaire au nord de Pondicherry.
Sur le chemin de la gare routiere