lundi 8 octobre 2007

Kathmandu - Nepal

La journée d'hier : repos, changement d'hôtel (nous logeons désormais au California hôtel, le moins cher du quartier pour 1,5 euro la nuit), ballade dans le quartier de Thamel au milieu des touristes et des nombreux magasins de souvenir et d'accessoires de trekking, shopping, découverte de la cuisine et de la bière locale...

Kathmandu. C'est dingue comme cette ville sait nous faire oublier que c'est une capitale. Malgré l'air pollue et le trafic important, les gens d'ici sont vraiment cool, les visages souriants, et s'en est fini du "harcellement" quotidien des vendeurs et rickshaws. Des nos premiers pas dans la cite, nous avons immédiatement ressenti le bien qu'allait nous apporter cette ville.

Nous demarrons la journée par de bons beignets pleins d'huile, avant d'enchaîner sur une ballade autour du quartier afin de découvrir certaines curiosités.

Nous faisons ainsi la connaissance du dieu des maux de dents, une masse informe plantée de milliers de clous. Les gens souffrants de maux de dents viennent ici planter un clou a travers une pièce et le mal disparaît aussitôt.

Nous nous arrêtons un long moment sur la place du temple Katheshimbu. Il y règne une énergie sereine et reposante.


Nous continuons notre chemin jusqu'à Kilagal Tole, une toute petite place ou toutes les fenêtres en bois sont sculptées de dieux, animaux, dragons...

Plus loin nous allons visite la Yitym Bahal. La encore les sculptures de bois ou de pierres sont magiques, et toujours cette même impression de calme et de sérénité.


Nous atteignons enfin le Durbar square, ou de très nombreux temples hindouistes et bouddhistes se côtoient.
Nous pénétrons dans l'enceinte de la maison de Kumari , fillette de 4 ans, reconnue comme étant l'incarnation vivante de la déesse de la ville. La fillette passe toutes ces journées ici, cachée du monde, n'apparaissant au balcon que contre quelques roupies, elle ne joue jamais et ne fait rien car elle ne doit pas se blesser, une seule goutte de son sang annulerait sa réincarnation (sitôt l'apparition des premières règles, la fillette est renvoyée chez elle ou elle devra demeurer vierge toute sa vie... dure dure d'être déesse)

Cour interieure de la maison de Kumari

Garuda (la monture de Vishnu)

Kalo Bhairava

samedi 6 octobre 2007

Sur la route de Kathmanou

Une nuit memorable.
Nous venons de passer une nuit incroyable!!! Nous avons quitte Varanasi hier a 19h00 dans un bus local direction la frontiere. Une fois installes sur une toute petite banquette (impossible de tendre les jambes, de baisser le dossier, de caler sa tete...) nous reussissons tant bien que mal a nous assoupir. Quatre heures plus tard, des places se liberent enfin et je me jette sur la banquette arriere pour m'allonger. Mais tout a coup, la route change completement de visage, enfin si on peut encore appeller cela une route, il s'agit plutot d'une piste ou d'un chemin de cailloux, truffe de nids de poule (disons des nids d'autruches), si bien, qu'a peine etendus, nos corps font des bonds de 10 centimetres, retombants violememnt dans des tassements et craquements d'os. Nous subissons ce calvaire 6 heures durant, avec a tout moment l'angoisse d'entendre se rompre notre colonne vertebrale.
Apres cette folle nuit, nous arrivons a la frontiere avec le soleil. Le passage du poste de douane se fait rapidement, et en quelques minutes, nous voila au Nepal.
Mais, notre route n'est pas terminee, il nous reste encore un long chemin a parcourir a travers la jungle nepalaise avant d'atteindre la mythique Kathmandu.
Dix heures de bus plus tard, nous voila enfin dans la capitale, nous appellons tout de suite Sher, notre contact pour Kharikhola. Il nous fixe un rendez-vous puis nous emmene dans un hotel tenu par des amis a lui. C'est un peu cher, mais ca ira pour cette nuit...

vendredi 5 octobre 2007

Dernier jour a Benares

Ce matin nous partons pour une longue marche jusqu'au temple de Durga et au temple des singes. Malheureusement les photos y sont interdites.

Le temple de Durga est un petit temple ocre rouge, on se dechausse a l'entree avant de penetrer dans l'enceinte. De nombreux hindous viennent ici et l'atmosphere y est tres calme, mis a part le son des cloches qui retentissent chaque fois qu'un nouveau fidele entre dans le sanctuaire. Des offrandes (colliers de fleurs, lotus, noix de coco, bougies, bonbons...) sont donnees a la deesse de la destruction. Nous observons avec beaucoup d'attention le defile des fideles, certains prient debout, a genoux, ou meme couches, les mains sont jointes puis apposees sur les oreilles, les gestes sont differents d'une personne a l'autre, c'est tres intrigant.

Le temple des singes. A quelques centaines de metres du temple de Durga, se dresse le temple des singes, au milieu d'un petit parc verdoyant. Des dizaines de primates vivent ici. Nous restons une bonne heure a observer ces petits hommes jouer, s'epouiller, se battre, dormir ou se gratter.




Notre restaurant favori. De retour a la vieille ville nous allons deguster un thali bengali dans notre petit bouiboui favori. Voila maintenant trois jours que nous ne mangeons qu'ici. C'est un tout petit resto, tres sombre, ou 4 tables sont dressees, on y mange pour 30 Rs, tres souvent a la bougie a cause des coupures de courrant, mais qu'est-ce-que c'est bon, et les patrons sont tellement attachants !!! Hier soir nous avons meme manger en ecoutant du Gainsbourg...
Lorsque nous terminons notre repas, une demi douzaine de gamins se pointe cartable et stylo a la main. En effet, nos amis dispensent egalement des cours gratuitement pour les enfants des rues.


En route pour le Nepal. Nous quittons ce soir cette ville et ce pays eprouvant. Nous partons avec beaucoup de questions en tete et peu de reponses.
Nous sommes arrives en Indes depuis maintenant 1 mois et nous nous interrongeons encore sur ce qui fascine autant les occidentaux dans ce pays car, pour reprendre nos premieres reflexions sur le sujet, la premiere chose qui frappe lorsqu'on arrive ici, c'est la salete, la boue, la merde, les ordures, et surtout des gens qui vivent et qui dorment dedans, c'est des odeurs (on passe en une fraction de seconde d'une odeur d'encens a une odeur de merde ou de pisse insoutenable), c'est aussi ces mendiants, des milliers et des milliers de mendiants, defigures, handicapes, lepreux, jeunes, vieux, travestis... Et malgre tout ca, une fascination mystique dont nous n'avons toujours pas la clef.
Ce n'est pas encore la saison, et pourtant les touristes sont partout et avec eux, toute la perversite et les rapports fausses qu'ils engendrent. Le "harcellement" quotidien des conducteurs de rickshaw, des vendeurs de souvenir, des brahmans et mendiants... nous font parfois ressentir que nous ne sommes pour eux que des porte-feuilles ambulants, et c'est tres dure a supporter.
Bon, il est vrai que nous avons traverse le pays rapidement car nous n'avions qu'un mois pour rejoindre Katmandu, et nous avons bien l'intention de revenir ici apres le Nepal et essayer de nous poser plusieurs semaines dans un petit village non touristique et que peut etre on arretera de survoler tout ca pour aller plus au fond des choses et de la culture indienne.






jeudi 4 octobre 2007

Varanasi, le Gange

C'est dingue la faculte qu'ont les voyages de changer nos habitudes, sans que cela ne nous pose aucun probleme ; nous nous levons donc ce matin, une nouvelle fois, aux aurores pour admirer le lever du soleil sur le Gange. Nous traversons la vieille ville qui se reveille doucement, le the est chaud, les beignets fretillent dans l'huile, deja les premieres cloches se font entendre.

Nous arrivons sur le ghat pricipal et retrouvons Oliver et Sandra, deux francais rencontres a l'hotel, nous partageons une barque et sillonnons le Gange une heure durant.


Le jour se leve sur les facades colorees qui bordent le fleuve, le panel de couleurs est immense : des bleus turquoise, aux verts emeraude, des ocres jaunes et rouges en passant par les facades calcinees des ghats de cremation, le spectacle est magique...



Mais un tout autre spectacle demarre devant nos yeux d'occidentaux ebahis : des centaines d'hindous descendent sur les ghats pour pratiquer le bain rituel de purification. Les gestes sont precis. Prieres les yeux fermes et les mains jointes, tete plusieurs fois immergee, certains hommes manipulent de petits recipients en cuivre avec grande minutie.



Benares est vraiment une ville hors du commun, l'atmosphere qui se degage des ghats ce matin donne parfois le vertige et l'impression d'etre dans un tout autre monde. Nous observons en silence ces gestes millenaires sans toujours comprendre leur signification.




Une chose nous intrigue tout de meme, et la c'est encore notre regard d'occidentaux qui prend le dessus. Comment ce fait-il que ce fleuve soit a la fois le plus sacre du pays et le plus degueulasse. Ces gens se baignent au milieu des poubelles, des egouts, des cadavres d'animaux (et parfois d'etres humains). Une mousse verdatre recouvre completement le fleuve par endroit. "A la sortie de Varanasi, le Gange est tellement pollue que l'eau, depourvue d'oxygene, est contaminee. Des echantillons preleves revelent que l'eau contient 1,5 millions de bacteries coliformes au 100ml, alors que la norme admise est inferieur a 500!" (Lonely Planet)

beheeeeeee...

Ce fleuve est une enigme pour nous. Nous terminons notre periple puis retournons nous couches, tant de choses ce sont passees ce matin...

cui cui

mercredi 3 octobre 2007

Benares, les ghats

Ce matin nous attaquons par une longue promenade sur les ghats bordant le Gange.

Le Dasaswameth est le ghat le plus important, des centaines d'hindous viennent ici chaque jour pour le bain rituel et les pujas (prieres accompagnees de petites offrandes : fruits, fleurs, bougie... que l'on depose sur des petits bateaux en feuilles de bananier et que l'on offre au Gange).
Il regne sur les ghats une atmosphere de serenite, si l'on arrive a oublier les sollicitations constantes des masseurs, vendeurs en tous genres et conducteurs de barques...

Un ptit massage Jojo?

Varanasi compte pas loin de 100 ghats, et nous mettons pas loin de 2 heures pour les parcourir tous, avant de revenir par de petites ruelles.

Le bois pour les cremations


Visite officieuse d'un palais de Maharajah laisse a l'abandon

Le reste de la journee ne sera que shopping et detente...

mardi 2 octobre 2007

Varanasi (Benares)

9h45, nous arrivons en gare de Benares (Sitot le train arrete, je me demande comment une vache peut-elle arriver jusque sur le quai d'une gare)
Nous prenons un auto-rickshaw jusqu'au gath principal (un gath est une sorte de grand escalier qui descend jusqu'au bord du Gange) et de la, nous marchons, et nous nous perdons pendant une bonne heure dans les nombreuses ruelles de la vieille ville avant de trouver enfin la "yogi lodge".


Benares n'a rien a voir avec les autres villes que nous avons parcourrues en Inde ; le dedale de petites ruelles qui constitue la vieille ville, font de celle-ci un lieu plein de promiscuite ou tout le monde vit les uns sur les autres. De plus, la presence du Gange (fleuve le plus sacre du pays) donne a Benares un cote mystique.

Apres un bon Thali, une bonne sieste.




19h00, nous nous perdons de nouveau dans ce labyrinthe et nous tombons sur le "burning gaht", le Manirkanika gath, ou gath des cremations.
Le decor est surprenant, nous sommes sur les bords du Gange, une vingtaine de foyers sont allumes, et on apporte des corps recouverts de soiries colorees sur des brancards de bambou, on les immerge dans le fleuve sacre pour les deposer ensuite sur le feu ou ils vont bruler ainsi pendant 3heures. L'ambiance est surprennante, la encore, aucune larme, aucun cri ne viennent perturber la ceremonie qui va se prolonger jusque tard dans la nuit. Un brahman nous explique qu'on brule ici jusqu'a 70 personnes par jour. Nous assistons silencieux a ce moment hors du commun pour nous, mais quotidien pour eux, puis nous rejoignons notre petite chambre.

lundi 1 octobre 2007

Dernier jour a Calcuta

Check out a 10 heures, petit dej' au marche, ballade parmi les etales parfumees, achat d'epices, de the, puis nous prenons le metro (le calme ambient et l'absences des mauvaises odeurs qui y regnent nous surprennent et meritent d'etre signales) pour aller nous perdre dans un autre quartier de la ville.
Nous marchons 3 bonnes heures au milieu des pots d'echapement et des klaxons, puis nous nous rendons a notre rendez-vous chez Canon.
Il est 16h00, nous sortons tout juste du magazin, le temps de prendre quelques cliches de la rue de notre hotel avec notre appareil fraichement recupere, tout netoye, pour zero roupies (pour une fois qu'un indien ne nous demande pas d'argent...).



Nous decollons ce soir a 20h00, pour Varanasi (anciennement Benares)...

Sur le quai de la gare de Calcuta