mercredi 12 décembre 2007

Bhaktapur

Nous voici debarques a Bhaktapur, ancienne ville royale parsemee de dixaines de temples.
Cette ville fait figure de veritable musee vivant et semble avoir garde son visage moyenageux avec ces minuscules ruelles pavees, ces cours interieures au centre desquelles tronent un puit et un petit temple, ces artisans (potiers, tisseurs, vaniers, peintres, sculpteurs...) qui perpetuent des savoir-faire ancestraux, et ces temples immenses et magestueux qui conferent a ces lieux un cote mystique.


Le contraste avec Katmandu est si saisissant que celle ville parait hors du temps voir irreelle, la magie des lieux nous fait imediatement oublier la "violence" de la capitale. Ici, les gens sont souriants, aucune voiture ne vient perturber le calme ambiant ou seuls le chant des oiseaux et les cloches des temples resonnent.
Nous avons trouve un ptit coin de paradis, et meme s'il se met a pleuvoir, on ne l'echangerait pas contre un coin d'parapluie.

mardi 11 décembre 2007

De l'air...

Il est 9h05, nous nous apprêtons a quitter cette capitale, qui malgré ses airs enchanteurs, reste une énorme ville fatigante et étouffante. Cette ville nous endort, nous venons d'y passer 15 jours sans nous en rendre compte. Le temps est venu pour nous de mettre les voiles et d'aller découvrir ce que nous cache cette vallée. Dans quelques minutes nous nous dirigerons vers l'énorme monstre qu'est la gare routière et sauterons dans le premier bus qui nous fera quitter cette ville "engluante" au plus vite.
Nous profitons de ce message pour souhaiter un tres bon anniversaire a Nath et a Joce, on vous aime et on pense a vous.

jeudi 6 décembre 2007

Clowns de rue

Et oui les clowns sont de retour !!! A 14h, nous avons rendez-vous avec les gosses de Kalimati, ils sont tous la, une quarantaine, tous excités d'impatience a l'idée de voir le "show". Caches dans un petit coin, nous enfilons nos nez, un petit câlin pour se donner du courage, une grande respiration, et c'est parti. Des l'entrée en scène de Jojo (qui a chausse son nez malgré une grosse angine qui le scotche au lit depuis hier) c'est la folie. Les enfants nous connaissent tous désormais, et l'ambiance est électrique...
Comme la dernière fois, tout le quartier se ramène et bloque la ruelle. Durant 25 minutes, la folie clownesque envahie la petite cour ou nous jouons.
Une fois, les clowns disparus, nous retrouvons les enfants au centre pour un grand goûter.

mardi 4 décembre 2007

Katmandu APC

Depuis hier nous avons commence nos ateliers de jonglerie et de musique avec les "street children".
Nous arrivons a 11h au petit centre de Kalimati qui acceuille, de jour comme de nuit, les gosses des rues et leur propose différentes activités telles que yoga, psychodrama, cours d'anglais, et maintenant cirque. Nous retrouvons la-bas Nani, un jongleur espagnol avec qui nous menons les ateliers.
Pour l'instant c'est un peu le bordel, les gamins entrent et sortent durant les ateliers , mais certains enfants accrochent carrément et en redemandent. Notre rendez-vous quotidiens devient quelque chose d'important pour eux, ils lâchent alors la rue durant plus d'une heure et demi et prennent du bon temps. Ces gosses sont incroyables, tout d'abord, ils semblent dures, forts, plein d'énergie, et puis l'écorce tombe peu a peu et les câlins pleuvent. En fait, ces gosses souffrent, plus que les autres d'un manque viscéral d'amour. Certains restent accroches a nous durant toute la matinée. Ces bouts de choux ne sont parfois âgés que de 6 ou 7 ans, et déjà ils connaissent la rue, la colle, la manche, le vol, la violence...
Après les jeux de jonglerie, place a la musique, chacun vient jouer de l'accordéon avec moi ou de la guitare avec Nani.

lundi 3 décembre 2007

Kathmandu

Nous avons élu domicile dans Freak Street au Moon stay logde, dans une petite chambre a 200 roupies (2 euros).

L'endroit est vraiment cool et fait plutôt penser a un squat avec ses grandes fresques "baba cool" recouvrant tous les murs des chambres et de la terrasse. Nous faisons rapidement connaissance avec les "touristes" qui habitent le quartier : Maud (suisse), Niko (all), Pablo(Ecosse), Rachid et Ju (Var), Patrik(all), Irena et Julia (Italie), Sto et Fanny (bretagne)... L'ambiance ici rappelle le quartier Battant de Besancon, on croise tous les jours quelqu'un que l'on connaît, on va boire un thé ou une bière, jouer aux cartes ou au carom, manger un nan... Les journées se ressemblent un petit peu, on a parfois l'impression de vivre ici depuis longtemps c'est étrange mais j'avoue que ça fait du bien.

Au boulot !!! Nous avons tout de même beaucoup de choses a faire ici. Nous revoyons Sher avant qu'il ne remonte a Kharikhola, nous recontactons l'association "Kharikhola school project" en France et faisons le bilan "mitige" de notre action la haut, nous retournons a Kalimati ou desormais nous ferons des ateliers de jonglerie quotidiens avec les gamins des rues, nous prolongeons notre visa pour un mois de plus, nous allons a l'ambassade de Chine pour apprendre qu'il nous faut contacter une agence pour pouvoir traverser le Tibet et arriver en Chine. (En effet, le seul moyen d'entrer au Tibet depuis le Nepal et d'obtenir un visa de groupe que seules les agences nepalaises peuvent delivrer si on leur achete un "package" de 8 jours et 7 nuit de trajet en 4x4 ). Nous avons donc couru toute une journée les agences pour trouver un moyen de passer au Tibet au moindre cout, mais, grosse déception, impossible de passer la frontière a moins de 300 euros chacun. Nous sommes donc obliges de réviser nos plans qui étaient : Tibet, Chine, Asie centrale... D'autant plus que l'hiver qui arrive promet des températures allant jusqu'à -20 dans certaines régions d'Asie Centrale. Ces dernières nouvelles nous dépriment un petit peu, et l'annonce de la fermeture des frontières avec le Pakistan nous attriste d'autant plus qu'elle signifie que nous allons, une nouvelle fois, être obliges de prendre l'avion pour quitter le Nepal ou l'Inde. Nous nous laissons encore un mois pour etudier l'affaire et prendre une decision quant a la suite du voyage.

Swayambunath, le temple des singes. Apres la vertigineuse ascension des escaliers, nous decouvrons le stuppa vieux de 25 sieclea, qui passe pour le plus vieux stuppa d'asie centrale, immense, avec les 2 grands yeux bleus du Boudha. Ce lieu est connu comme etant l'un des lieux de culte les plus importants du boudhisme. Les moulins a prieres n'arretent jamais de tourner et le vent disperce les milliers de mantras ecrits sur les drapeaux.Mais, ce qui fait mon bonheur en ces lieux, c'est l'enorme colonie de singes qui l'habite. Ils sont partout, sur le stuppa, sur les toits, dans les arbres, ils harcelent les gens qui transportent de la nourriture, passent de longues heures a s'epouiller au soleil, s'amusent a glisser sur les rampes d'escalier ou sur les bras des statues de boudha... Je me regale et je les mitraille...
(Un clin d'oeil pour nos copines futures mamans)

mardi 20 novembre 2007

Redescente vers les lumieres de la ville

Kharikhola-Taksindu
Il est 8h nous partons de Kharikhola d'un pas léger, contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures et surtout de pouvoir rétablir le contact avec nos familles et nos amis, même si l'idée de se retrouver, dans quelques jours, dans l'enfer de Kathmandu avec ses voitures et sa pollution, nous glace le sang (si si j'vous jure).
Notre objectif de la journée est de passer un premier col a plus de 3000 mètres et de redescendre un peu plus bas pour dormir au chaud. Mais comme toujours, tout ne se passe comme prévu et après 3 heures de marche le tendon de ma p'tite Coco recommence a faire des siennes et nous contraint a nous arrêter au sommet de Taksindu a 3200 m. Taksindu-Tragdobuk
Après une nuit glaciale, dans une maison glaciale, nous sautons dans nos chaussures, qui ne le sont pas moins, a 6h30, pour aller boire un écoeurant nuntia au beurre rance, puis reprenons notre chemin de croix. Aujourd'hui tout va pour le mieux, comme par magie nos corps ne nous emm....de plus, nous avançons a bon rythme. Nous retrouvons avec joie ces paysages que nous avons traverse un mois plus tôt mais auxquels se sont ajoutes le froid, la neige et le givre. Nous atteignons rapidement Salung et déjeunons dans une gargote avec vue sur l'Everest et continuons jusqu'à Tragdobuk, au pied de notre second col a plus de 3000 m, que nous franchirons demain. Nous passons la soirée dans une famille Sherpa (comme de par hasard le patron est un ami de Padam). Notre hôte a 5 enfants et parle très bien anglais, nous passons cette fin de journée a discuter de choses et d'autres et nous finissons devant un dvd de la visite du Dalai Lama en Suisse (passionnant). La nuit est glaciale, nous grelottons sous nos petites couettes.
Tragdobuk-Kinja
Deux heures de grimpette silencieuse dans les éboulis, ça réveille, nous traversons une foret d'où on s'attendrait a voir sortir des trolls de derrière chaque souche. Arrives en pleine forme a la Pass de Lamjura a 3550 m, avant d'attaquer 4h30 d'une interminable descente. Un supplice pour les épaules, le dos, les cuisses et les mollets. Les corps hurlent, les genoux se bloquent, les hanches se déboîtent, les rotules s'effritent...
A mi-parcours, alors que nous traversons un petit village sans prétentions, notre regard est subitement attire vers un petit enclos ou se trouve une grosse masse noire. Nous approchons intrigues pour découvrir, oh surprise, un bébé yak!!! Nous sommes aux anges, enfin surtout Coco, bon ce n'est qu'un bébé, mais bon, elle a vu son yak.Notre calvaire s'arrête a Kinja par un bon dalh bat et des patates au fromage de yak.
Kinja-Sibalaya
Nous quittons Kinja a 7h30 avant d'attaquer trois longues heures de grimpettes le long d'un flanc de montagne qui domine la vallée. Un petit berger de 8 ans a peine regroupe ses chèvres avec son bâton, une gamine de 6 ans s'occupe d'un bébé qui doit être son petit frère, un groupe de bout de choux joue avec des épis de mais au coin du feu... Ces montagnes ne sont-elles peuplées que d'enfants ? Non, voila un grand-pere au visage douloureux, portant une charge bien trop lourde pour ses jambes arquées qui descend vers Kinja ou peut être plus loin. D'autres porteurs suivent, dont les dokos atteignent parfois les 100 kilos. Nous arrivons a Sibalaya a 15h, nous ne sommes plus qu'a 3 h de Jiri. Que faire ? Continuer ou dormir ici ? Cruel dilemme. Finalement, aux vue de l'heure et de notre état de fatigue nous décidons de passer la nuit ici.
Sibalaya-Jiri
Réveil douloureux, Coco est malade nous ne pouvons pas partir maintenant. Nous attendons midi avant d'attaquer les derniers kilomètres qui nous séparent de Jiri. Il est 17h nous retrouvons la civilisation, ses voitures, sa pollution, ses gens qui courent partout sans savoir pourquoi. C'est dur, on a un peu l'impression d'avoir pris cinq siècles en pleine figure. Passer de l'araire a la voiture en cinq jours c'est violent. Mais le pire est a venir, demain nous serons a Kathmandu.
Jiri-Kathmandu
Nous grimpons dans le bus a 6h en direction de la capitale dans un bus "super express". Après 3h de route le bus stop a l'entrée d'un petit village. Devant nous de nombreux bus sont déjà arrêtes. Le chauffeur nous explique que la route est bloquée et qu'elle ne devrait pas rouvrir avant 13h. Soit, nous attendons, nous n'arrivons pas vraiment a comprendre ce qu'il se passe, a priori le problème viendrait d'une ou des compagnies de bus qui pour des raisons qui nous sont obscures bloquent la route. Nous contemplons tous ces gens qui sont attroupes au centre du village. Ça discute, ça hausse le ton, ça fait des gestes dans tous les sens, mais rien ne se passe. Nous observons cette scène d'un regard amuse et curieux dans un premier temps, puis avec un peu de lassitude car il est presque 15h maintenant et nous ne voyons encore aucune issue a notre problème. Les esprits s'échauffent pendant quelques instants nous craignons le pire, nous venons de voir passer un bus sur le toit duquel de nombreux jeunes habilles de rouge (certainement des maoïstes) scandaient des slogans de façon assez agressive. Suite a ça un nouvel attroupement se crée, ça parle dur, des soldats, présents depuis le début mais ne faisant pas grand chose, sont au centre de la discussion. Puis comme par enchantement d'un coup, tout le monde ce disperse, les moteurs vrombissent c'est reparti. Et comme hasard les samosas manges pendant cette pause restent sur l'estomac et je passe le reste du trajet la tête par la fenêtre, ce qui fait beaucoup rire les autres passagers. Voila, il est 20h nous sommes a Kathmandu, ses immeubles, ses publicités de plusieurs mètres de haut, ces lumières, son trafic, quel bonheur!!!